Cette page est à l’exclusivité des guides du moulin

page mise à jour le 11 juin 2026

 

Vous souhaitez visualiser le Planning Juil Août 2026 cliquez ici

 

RAPPEL DE QUELQUES PRECAUTIONS DANS LE FONCTIONNEMENT DU MOULIN

  • VERIFICATIONS PREALABLES A LA VISITE :

 

Vérifier les abords du moulin pour voir si rien ne semble anormal à l’extérieur, notamment sous les ailes

Vérifier à l’intérieur :

à l’étage si rien n’attire l’attention, l’état du rouet, des alluchons. Parfois, une clavette tombe. Il suffit de la remettre dans son logement et de la frapper un peu avec un alluchon, ‘’dépannage’’ facile en montant sur la meule. Vérifier aussi si les extincteurs ne présentent pas de défaut apparent.

Ne rien manipuler dans l’armoire électrique.

Avant de démarrer la visite, tourner la clé dans l’arrêt coup de poing se trouvant dans l’escalier, ainsi que la manette ronde rose vers la droite. Le témoin lumineux s’allume. Si ce n’est pas le cas, vérifier à l’étage que le coup de poing ne soit pas enfoncé, sinon, le désarmer en le tournant vers la droite.

Ouvrir le volet de la fenêtre.

Il y a du grain dans les seaux. M’aviser lorsque cela va manquer.

Pour le lancement de la meule, la monter au maximum puis maintenir le bouton vert enfoncé jusqu’à démarrage. Rappeler les consignes de sécurité aux visiteurs, notamment en présence d’enfants qui sont sous la responsabilité des parents ou accompagnants. Ils doivent rester adossés au mur.

Ne descendre la meule tournante que lorsqu’elle est bien lancée. Si on essaie de démarrer en position basse, cela peut faire griller le moteur. Pour descendre la meule tournante, introduire au préalable la tige filetée en métal se trouvant sur la fenêtre dans le trou adéquat afin de ne pas faire descendre la meule trop bas car le moteur risque de caller.

Avant de couper le moteur par le bouton rouge, ne pas oublier de remonter la meule tournante. Parfois, du grain tombe au rez-de-chaussée en passant entre les meules, ce n’est pas grave, je signale cela à Fabien.

Après la visite, vérifier que les ailes sont bien arrêtées en position croix de St André (COMME UN X), une arrête de l’arbre doit pointer vers le bas. Descendre la meule en position complètement basse pour bloquer le mécanisme.

Pousser sur le coup de poing de l’escalier. Ranger la caisse espèces dans le blutoir.

Éteindre les deux lumières et refermer la porte à double tour.

Depuis l’origine, nous avons limité le nombre de visiteurs à 10 maximum par étage. Ne pas dépasser ce nombre.

Il est obligatoire de délivrer un billet d’entrée aux visiteurs qui ne sont pas équipés de billets de l’office du tourisme. Il faut indiquer sur le ticket ET sur la souche la date, le nombre de personnes adultes, d’enfants, le prix total, et ajouter à la main le sigle      ‘’ASML’’ sur le billet délivré, déchirer partiellement le billet du visiteur.

Dans la caisse espèces, un tableau papier sert à noter le nombre de visiteurs par catégorie, et les ventes de la journée, merci de le tenir à jour, aux fins de statistiques des visites.

Il est recommandé de proposer les souvenirs (magnets et cartes postales, marque-page) afin d’arrondir nos recettes.

Une feuille de coloriage est à disposition des enfants, ainsi que le mode d’emploi pour fabriquer un petit moulin en carton. Également une feuille pour les grands listant quelques proverbes, ou dictons sur les moulins.

Un exemplaire d’explications en anglais est également à disposition, qui doit rester dans le moulin.

 

LE MOULIN DE SAINT MICHEL L‘OBSERVATOIRE

 

TEXTE de Gérard LEOKA

DOCUMENT PERSONNEL A NE PAS DIFFUSER.

 

L’HISTOIRE :

 

L’origine du moulin à vent se situe en Moyen-Orient  au 6ème/7ème siècle après JC

En IRAN et / ou en AFGHANISTAN. Il est mentionné pour la 1ère  fois dans un document datant de 634

 

A cette époque, les ailes étaient verticales autour d’un axe, et situées à l’intérieur du moulin, le vent s’engouffrant dans des espèces de meurtrières et transmettant directement un mouvement rotatif à la meule. Ce genre de moulin a porté le nom de ‘’TOUR AILEE ‘’

 

Puis petit à petit, sa forme et son mécanisme se sont améliorés et transformés, partant d’un mouvement rotatif horizontal, transformé en rotation verticale par l’intermédiaire d’engrenages.  En même temps, il se répand en occident. On le trouve partout en Europe.

 

En France la première signalisation d’un moulin se trouve dans un document de 1162 à Arles.

La première représentation en France date de 1270.

 

Dans ses études, CASSINI, auteur d’un célèbre ATLAS géographique, signale en 1757, un moulin pour 12 Km2 soit environ 40000 moulins.

Plus sérieusement un recensement des moulins en compte 12000 en 1838.

 

Leur disparition massive est due en premier lieu à l’industrialisation, puis l’apparition de l’électricité mais aussi à cause des impôts qui étaient toujours perçus sur les moulins sans activité. Et enfin, les matériaux et bois étant rares, on démolissait les moulins inactifs pour les réutiliser à d’autres constructions.

 

HISTOIRE DE CE MOULIN :

Le 26 avril 1837, ce terrain du quartier des 3 croix, fut vendu par Férréol POURPRE à Victor MARC, meunier demeurant à VACHERES.

Ce moulin fut construit en 1838

Mais en 1841, le meunier MARC loua un autre moulin, quartier du Viou à Forcalquier, ce qui laisse penser que le moulin de St Michel n’a pas été exploité longtemps, et on pense pas après 1855, au plus tard.

On ignore les raisons et la façon dont il a été détruit, toujours est-il qu’avant la restauration, il ne restait plus que des lambeaux de murs de 2 mètres de haut.

 

LA RESTAURATION DE CE MOULIN :

Une idée ancienne, qui fut évoquée pour la 1ère fois Fin 2006. Début des travaux août 2009  montage 29 mars 2010, inauguration Juin 2010

 

Le gros œuvre a été réalisé par une entreprise des MEES, spécialisée dans l’entretien du patrimoine, les Ets MORDELET et la partie intérieure par un charpentier, et son équipe, de REILLANNE, les Ets TRABUC et AILLAUD, CHARPENTE DE TRADITION.

 

OCTOBRE 2010 :  Le jury des RUBANS DU PATRIMOINE 2011 accorde un prix régional pour la rénovations de ce moulin.

2011 : L’association des Amis de St Michel-Lincel participe au concours annuel ‘’NOS MOULINS ONT DE L’AVENIR ‘’ et reçoit un prix de 5000 € accordé par la Fondation du Patrimoine, le Fédération des Moulins de France, et la Fédération Française de Sauvegarde des Moulins.

C’est une belle récompense qui vient reconnaître les efforts de toute une équipe qui a œuvré à cette restauration. Elle a été consacrée à l’amélioration des abords du moulin, et à la sécurité du meunier lorsqu’il ‘’toile’’ au moyen d’un frein de chute, ainsi que début 2014, à la motorisation du mécanisme de manière à présenter le moulin en action même s’il n’y a pas de vent.

 

UN MOULIN, C’EST QUOI ?

– Une tour formée d’un mur circulaire, surmontée d’un toit pointu, affublé de 4 ailes qui tournent sous la force du vent.

Sur la tour est posé le CHEMIN DORMANT,  fixé à la maçonnerie.

– Un toit comportant à sa base une pièce circulaire : le CHEMIN TOURNANT qui comme son nom l’indique permet de faire tourner le toit pour orienter les ailes face au vent. Il repose sur des patins graissés eux-mêmes fixés au chemin dormant.

– Divers instruments qui font « marcher la machine » (toutes les pièces de bois que je vais vous décrire)

 

 

LE FONCTIONNEMENT :

Il s’agit d’utiliser la force du vent dite éolienne pour faire fonctionner une meule destinée à broyer du grain, du sel ou d’autres matières.

On entoile les ailes, lorsque le vent le permet. On s’interdit de faire face au Mistral qui est beaucoup trop tempétueux et souvent trop fort.

Les ailes sont orientables en fonction de la direction du vent au moyen du chemin tournant posé sur le chemin dormant.

Le mouvement rotatif horizontal est transmis à l’arbre, équipé d’un rouet qui fait tourner la lanterne, qui fait tourner l’arbre vertical sur lequel est greffée la meule tournante ou volante, par opposition à la meule dormante ou gisante.

Le blé est déposé dans la trémie, et descend par la goulotte dans le boitard ou oeillard……  Pour aider cette descente, le petit cheval frappe contre l’arbre qui est carré et fait trembler la goulotte de la trémie.

La mouture sort par force centrifuge, et tombe dans le coffre.

Un petit balai,autrefois en genêts est fixé à la meule tournante et fait tomber la mouture par un petit trou vers le blutoir situé au RDC

 

 

LES DIFFERENTES PIECES :

Suivre le dessin   Trou de mémoire…..  vous savez, ici, les cigales sont bien éveillées à cette époque et nous empêchent de nous reposer correctement à la sieste, alors. … on dit parfois des couillonnades… ou on a des gouffres de mémoires…

 

 

LES PIECES DE BOIS :  DU CHENE  (seul le toit est en mélèze, réputé imputrescible et la lanterne en buis) 5 tonnes de bois provenant du centre de la France.

 

  • La Civière
  • Les traverses sur la civière (traverse avant et traverse arrière) Elles portent les PALIERS  sur lesquels repose l’arbre principal. Ils sont fixés sur les deux traverses de la civière. A l’avant et à l’arrière, le pallier est entouré par des pièces de bois pour l’empêcher de bouger, cela s’appelle LA PRISON.
  • L’Arbre principal : Longueur 6 m incliné car à l’horizontal il pourrait décoller en cas de bourrasque. De section carrée, cette section est cylindrique au niveau des paliers et  revêtu de fers plats, les ALUMELLES.

Il repose et tourne sur une pierre grise, une sorte de marbre, le palier. C’est comme ça depuis la nuit des temps, on n’a pas cherché à mettre des roulements à billes ou autres.

  • BUTEE AXIALE elle empêche l’arbre de reculer
  • LE ROUET ou GRAND ROUET  Environ 2m de diamètre. Très solidement fixé à l’arbre principal avec des brides forgées et des boulons carrés, le tout forgé par un chaudronnier, comme autrefois. En effet, il y a de très gros efforts à ce niveau. Il est formé de plusieurs pièces de bois. Sur ce rouet, sont fixés 40 alluchons tous repérés en chiffres romains. Le rouet et la lanterne peuvent être débrayés au moyen de la petite traverse mobile, par sécurité. On enlève la petite calle pour la manœuvrer. Le gros fer se positionne alors obliquement.
  • LE FREIN : Sur le rouet, se trouve le frein, fixé en bas au longeron principal de la civière et actionné par une corde. Le patin du frein est en bois enserré dans un fer plat. Parfois, cela chauffe et pour éviter le feu, on arrosait avec de l’eau : un des deux meuniers montait avec un arrosoir. Des moulins ont été détruits par le feu pour cette raison. On pourrait aussi freiner avec la meule, en abaissant la meule tournante, mais cela l’abîmerait et risquerait de casser le rouet.
  • LA LANTERNE : Cette pièce d’engrenage composée de 8 barres verticales (les poteaux) en buis, réputé pour sa dureté et sa fonction un peu auto-lubrifiante. La lanterne permet de transformer le sens du mouvement (on passe de l’horizontalité à la verticalité) Au bas de la lanterne on voit des petits fers, c’est seulement de la décoration.

–    LA MEULE : Elle pèse   2,4 tonnes  (2 fois 1,2 t)

Elle provient d’un moulin à eau près de CERESTE. Une partie de la meule d’origine se trouve en décoration devant le centre ASTRO. Un morceau de la meule dormante de ce moulin a été insérée dans le petit muret derrière le moulin. Parfois, la meule dormante était en plusieurs morceaux. La meule tournante est cerclée pour éviter des projections dangereuses en cas de rupture. Quelquefois, toute la meule est recouverte par un caisson.

Elle tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, 5 fois plus vite que les ailes (40 Alluchons et seulement 8 barres sur la lanterne) et à la vitesse d’un tour et demi par seconde.

L’écartement entre les deux parties de la meule est réglé par ces pièces de bois situées ici contre le mur, et également depuis le rez-de-chaussée de manière à pouvoir manœuvrer plus facilement les ailes par exemple quand un toile. Ecartement : une carte à jouer. Au RDC vous verrez une pièce de bois en travers qui s’appelle la TREMPURE et qui soulève ou abaisse la meule volante, par l’intermédiaire du PETIT FER (cylindrique qui rejoint le gros fer)

La meule tournante comporte des rainures pour faciliter l’écrasement du grain. C’est le rabillage. Les rainures sont plus larges et plus profondes vers le centre de la meule et viennent ‘’mourir’’ à la périphérie, ce qui oblige le grain à se faufiler entre les deux meules.

L’écrasement du grain fait un bruit particulièrement sympathique. On n’entend plus rien d’autre que ce crissement du grain entre les meules, comme s’il échangeait son dernier soupir de grain contre la livraison de sa farine. Par contre lorsque la meule est bien lancée, c’est assez impressionnant. La farine s’échappe par la force centrifuge, et cela forme comme une cascade, c’est très joli.

Pour faciliter l’écrasement, on vaporise un peu d’eau sur le blé dans la trémie.

 

  • LE GROS FER : Il transmet le mouvement à la meule. Il est fixé à cette dernière au moyen d’une pièce appelée ANILLE

 

  • LA TREMIE équipée d’une petite porte pour régler le débit.

 

  • LE PETIT CHEVAL : C’est cette pièce qui tape contre le gros fer. Il porte ce nom car  il fait le bruit du cheval au trot. Il permet de contrôler la vitesse par l’ouïe de quelque endroit qu’on se trouve, même à l’extérieur. Souvent, un petit cheval est fixé sur cette pièce pour décorer. Cela permet de faire bouger l’AUGET et d’aider à la descente du grain.

 

  • LA LUCARNE : C’est la partie avancée du toit.

 

  • LES AILES : Il y en a 4.   Envergure  12,80 mètres  L’une des pièces, le HAUBAN  mesure 12 m d’un seul morceau.

 

  • LA FOUDRE : Un paratonnerre protège le moulin. Mais comme le toit est mobile, un feuillard avec des balais se trouve sur les chemins tournant et dormant de façon à assurer la continuité de la transmission des décharges électriques. Il est donc efficace quelle que soit l’orientation des ailes.

 

 

  • LE BLUTOIR : Sert à tamiser la mouture pour récupérer la farine

Tourné à la main, le bruit est celui des marteaux qui frappent le filtre pour faire tomber la farine.

Plusieurs grosseurs du tamis permettent de recueillir de la farine plus ou moins fine.

Lorsqu’il tamise, on est envahi par la poussière de farine.

 

 

LES ANECDOTES :

 

SERVANTES : Don Quichotte de la Manche

DAUDET : Les lettres de mon moulin avec Maître CORNILLE

 

Et bien d’autres écrits sont consacrés aux moulins.

 

Abonnez-vous

Abonnez-vous à notre newsletter